MICFIB

La Référence de la Finance islamique au Burkina Faso

Foire aux Questions

À propos de la MICFIB

Le siège de la Microfinance Islamique du Burkina Faso (MICFIB) est situé à Zangoutin sur l’avenue de Loudun, à 300 mètres de la Grande Mosquée sunnite en direction de l’aéroport, porte 1179.

Le comité « Sharia Board » de la Microfinance Islamique du Burkina Faso (MICFIB) est composé de quatre érudits émérites. Voici les membres de ce comité :

  1. Dr. Mohammad Ishaq KINDO
  2. Dr. Ahmad SAWADOGO
  3. Dr. Tidiane OUEDRAOGO
  4. Dr. Moussa NABALOUM

Ces experts jouent un rôle essentiel dans l’orientation de la MICFIB vers le respect strict des principes de la finance islamique. Ils assurent la conformité des activités financières de la MICFIB avec les prescriptions de l’islam en matière de finance islamique.

Le comité « Sharia Board » de la Microfinance Islamique du Burkina Faso (MICFIB) joue un rôle crucial dans le fonctionnement de l’institution. Voici quelques-uns des rôles clés de ce comité :

  1. Surveillance de la conformité islamique : Le comité s’assure que toutes les activités financières de la MICFIB respectent les principes de la finance islamique, conformément à la Charia (loi islamique).

  2. Émission de directives islamiques : Le comité émet des directives et des avis islamiques pour guider la MICFIB dans la conception et la mise en œuvre de ses produits financiers, contrats de financement, et autres services, afin de les rendre conformes à la Charia.

  3. Évaluation des produits financiers : Le comité examine et évalue les produits financiers proposés par la MICFIB pour s’assurer qu’ils respectent les principes éthiques de la finance islamique, tels que l’interdiction de l’intérêt (riba) et la promotion du partage des profits et des pertes.

  4. Conseil stratégique : Le comité « Sharia Board » fournit des conseils stratégiques à la MICFIB pour renforcer son engagement envers les principes islamiques et maintenir une approche éthique dans ses opérations.

  5. Éducation et sensibilisation : Le comité participe souvent à des activités éducatives et de sensibilisation pour informer les parties prenantes sur les principes de la finance islamique et le rôle de la MICFIB dans la promotion de ces principes.

En résumé, le comité « Sharia Board » veille à ce que la MICFIB opère de manière éthique et conforme à la Charia, renforçant ainsi la confiance des clients et renforçant sa position en tant qu’institution financière islamique respectée.

Ouverture de compte

Les frais d’ouverture de compte à la MICFIB dépendent du type de compte que vous souhaitez ouvrir. Voici les informations spécifiques sur les frais d’ouverture de compte selon les produits proposés par la MICFIB :

Compte Wadi’a :

  • 1000 F CFA pour les personnes physiques
  • 5000 F CFA pour les personnes morales, les coopératives, les groupes solidaires, etc.

Compte d’Investissement :

  • 5000 F CFA pour le compte d’investissement général
  • 50 000 F CFA pour le compte d’investissement spécifique

Pour ouvrir un compte individuel à la MICFIB, voici les documents généralement requis, selon les informations fournies :

Pour les personnes physiques :

  • Une copie de la Carte Nationale d’Identité Burkinabè (CNIB).
  • Deux photos d’identité.

Pour les personnes morales (sociétés commerciales, coopératives, groupes solidaires, etc.) :

  • Une copie du document de reconnaissance de la personne morale.
  • Les copies des CNIB des mandataires.
  • Deux photos d’identité pour chaque signataire.

Ces documents sont nécessaires afin de respecter les procédures d’ouverture de compte et de s’assurer de l’identité des titulaires de compte, que ce soit des particuliers ou des entités commerciales. Il est toujours recommandé de vérifier auprès de la MICFIB s’il y a des exigences supplémentaires ou des mises à jour des procédures.

Pour ouvrir un compte pour une entreprise ou une coopérative à la MICFIB, les documents généralement requis sont les suivants :

Pour les entreprises :

  1. Copie du document de reconnaissance de l’entreprise.
  2. Copies des Cartes Nationales d’Identité Burkinabè (CNIB) des mandataires.
  3. Deux photos d’identité pour chaque signataire.
  4. Toute autre documentation spécifique demandée par la MICFIB.

Pour les coopératives :

  1. Copie du document de reconnaissance de la coopérative.
  2. Copies des Cartes Nationales d’Identité Burkinabè (CNIB) des mandataires.
  3. Deux photos d’identité pour chaque signataire.
  4. Toute autre documentation spécifique demandée par la MICFIB.

Ces documents sont nécessaires pour respecter les exigences de la MICFIB en matière d’ouverture de compte pour des entités commerciales. Il est recommandé de vérifier directement auprès de la MICFIB s’il y a des exigences supplémentaires ou des mises à jour des procédures.

Oui, la Microfinance Islamique du Burkina Faso (MICFIB) est ouverte tant aux musulmans qu’aux non-musulmans.

Produits et Services

La MICFIB propose plusieurs types de comptes pour répondre aux besoins financiers de sa clientèle. Voici une liste des principaux types de comptes proposés par la MICFIB, tels qu’indiqués dans les informations fournies :

  1. Compte de Dépôt :

    • Compte à Terme Mensuel (CATM)
    • Compte de Dépôts à Vue (DAV) ou compte Wadi’a
    • Compte d’Épargne non rémunéré
  2. Compte d’Investissement :

    • Compte d’Investissement Général
    • Compte d’Investissement Spécifique

La MICFIB propose plusieurs contrats de financement islamiques conformes aux principes de la finance islamique. Voici une liste des contrats de financement disponibles, tels qu’indiqués dans les informations fournies :

  1. Contrat de Financement Mourabaha :

    • Opération de financement où la MICFIB achète un bien ou une marchandise en son nom, puis le revend au client avec une marge bénéficiaire, offrant des facilités de remboursement.
  2. Contrat de Financement Salam :

    • Opération de vente avec livraison différée de la marchandise. Le prix est payé au comptant, mais la livraison de la marchandise vendue intervient ultérieurement. Il est réservé au domaine agro-pastoral et constitue un moyen de financement du besoin en fonds de roulement des producteurs.
  3. Contrat de Financement Istisna’a :

    • Opération de financement permettant l’acquisition d’un ouvrage ou d’un bien qui sera fabriqué selon les spécifications du client, moyennant un certain nombre de versements. Idéal dans le domaine des BTP (Bâtiment et Travaux Publics) ou de l’industrie.
  4. Contrat de Financement Ijara :

    • Contrat de location qui peut être assorti, à la fin de la période, d’un transfert de l’actif au locataire (Ijara muntahiya bi tamlik – location avec transfert de propriété).
  5. Contrat de Financement Moudaraba :

    • Contrat par lequel la MICFIB apporte l’ensemble des capitaux nécessaires au financement du projet (capital financier), et le client apporte son savoir-faire (capital humain).
  6. Contrat de Financement Moucharaka :

    • Contrat par lequel la MICFIB et le client participent à la gestion de l’affaire moyennant une répartition des pertes ou profits réalisés dans les proportions convenues d’avance.
  7. Contrat de Financement Quard Hassan :

    • Correspond à un prêt sans profit (taux 0) accordé de façon exceptionnelle à certaines catégories de clients. Adapté pour les prêts lors d’événements sociaux (mariage, baptêmes, etc.), les avances sur salaire des clients salariés, les prêts scolaires, etc.

Chacun de ces contrats a ses propres caractéristiques et avantages, adaptés à divers besoins de financement conformément aux principes de la finance islamique. Si vous avez des questions spécifiques sur l’un de ces contrats, n’hésitez pas à demander des détails supplémentaires.

La MICFIB propose une gamme variée de services en plus de ses produits de dépôts et de financement. Voici quelques-uns des services mentionnés dans les informations fournies :

  1. Services Caution ou Aval :

    • Il s’agit de garanties financières, également appelées cautions, qui facilitent l’exécution de certaines transactions, telles que les opérations commerciales, les marchés publics et privés. Cela peut inclure des garanties de soumission, de bonne exécution, de parfaite achèvement, d’apurement des avances, de restitution, etc.
  2. Services de Paiement International – Crédit Documentaire (Crédoc) :

    • Le crédit documentaire, ou lettre de crédit, est couramment utilisé dans le commerce international pour sécuriser les paiements. Il facilite les transactions en garantissant le paiement du vendeur lorsqu’il remplit les conditions spécifiées dans le crédit documentaire.
  3. Services de Transfert et Digitaux :

    • La MICFIB offre des services de transfert d’argent à travers l’envoi et la réception d’argent. Elle propose des produits tels qu’Orange Money, Moov Money, Coris Money, Western Union, Money Express, Wari, Ria, etc. De plus, la microfinance envisage d’intégrer les nouvelles technologies telles que le Mobile Banking.
  4. Le Change :

    • La MICFIB permet à sa clientèle d’échanger les devises étrangères. Cela suggère qu’elle offre des services de change pour répondre aux besoins de ses clients en matière de devises étrangères.

Ces services complémentaires élargissent la portée des activités de la MICFIB pour répondre aux besoins financiers variés de sa clientèle. Si vous avez des questions spécifiques sur l’un de ces services ou si vous souhaitez plus de détails, n’hésitez pas à demander.

Finance Islamique

La « Riba » est un concept fondamental dans la finance islamique et se réfère à l’usure ou à l’intérêt usuraire. La prohibition de la Riba est basée sur des principes éthiques islamiques visant à promouvoir la justice et l’équité dans les transactions financières. Voici une explication plus détaillée :

  1. Interdiction de l’intérêt usuraire : Dans la finance islamique, la Riba est strictement interdite. Cela signifie qu’il est contraire aux principes islamiques de percevoir ou de payer un intérêt usuraire sur un prêt. Cette interdiction vise à prévenir l’exploitation financière et à garantir une répartition équitable des bénéfices et des charges entre les parties prenantes.

  2. Fondements éthiques : L’interdiction de la Riba est enracinée dans les enseignements islamiques qui encouragent l’équité, la générosité et le partage des richesses. Le Coran et la Sunna (tradition prophétique) interdisent clairement la Riba et soulignent l’importance de transactions financières équitables.

  3. Types de Riba : Il existe deux types de Riba dans la tradition islamique :

    • Riba al-Fadl : Il se réfère à l’excès dans un échange, par exemple, dans une vente où la quantité ou la qualité est modifiée après la conclusion de la transaction.
    • Riba al-Nasi’a : Il est lié au délai dans le remboursement d’un prêt, où des intérêts sont imposés en cas de retard de remboursement.
  4. Principes de la finance islamique : La prohibition de la Riba est l’un des principes clés de la finance islamique, qui cherche à créer un système financier éthique et équitable. À la place de l’intérêt usuraire, la finance islamique propose des mécanismes de financement qui respectent les principes de partage des risques et des profits.

En conclusion, la Riba représente une violation éthique majeure dans la finance islamique, et son interdiction est essentielle pour promouvoir des transactions financières justes et éthiques, conformément aux enseignements de l’islam.

Les principes fondamentaux qui sous-tendent la finance islamique sont les suivants :

  1. Interdiction de la Riba (l’intérêt usuraire) : La finance islamique interdit le paiement ou la perception d’intérêts usuraire, conformément aux principes éthiques islamiques.

  2. Partage des risques et des profits : Les transactions financières islamiques encouragent le partage équitable des risques et des profits entre les parties impliquées, favorisant ainsi une approche plus éthique et équitable.

  3. Actifs tangibles : Les transactions doivent être adossées à des actifs tangibles ou des services réels, assurant ainsi une base solide pour les activités financières.

  4. Transparence et éthique : La transparence est encouragée dans toutes les transactions financières islamiques, et les pratiques doivent respecter des normes éthiques strictes conformes à la Charia.

  5. Interdiction de l’incertitude (Gharar) : Les contrats qui impliquent une incertitude excessive ou des éléments de hasard sont interdits, promouvant ainsi la stabilité et la certitude dans les transactions.

  6. Interdiction de l’usure (Maysir) : Les contrats basés sur des jeux de hasard ou des spéculations excessives sont interdits pour éviter l’usure et promouvoir des transactions éthiques.

  7. Responsabilité sociale : La finance islamique encourage la responsabilité sociale en veillant à ce que les activités financées contribuent au bien-être de la société conformément aux principes islamiques.

  8. Équité et justice : Les principes de justice et d’équité sont au cœur de la finance islamique, assurant un traitement juste et équitable pour toutes les parties impliquées.

Ces principes définissent le cadre éthique et opérationnel de la finance islamique, visant à créer un système financier qui soit conforme aux valeurs islamiques.